
Moins connu que les carnavals de la Guadeloupe, de la Martinique et de Notting Hill (Londres), le carnaval antillais de Paris réuni chaque année début juillet plusieurs dizaines de milliers de participants pour un long défilé carnavalesque dans les rues de l'est parisien. Généralement, le parcours débute place de la République ou de la Bastille pour se terminer du côté de la place de la Nation ou sur la pelouse de Reuilly au bois de Vincennes.
Le spectacle est haut en couleur, et les rues résonnent du battement des tambours et des derniers riddims lachés par d'immenses sonos juchées sur des camions. Cà se dandine, çà se bouscule, çà danse. De nombreux groupes carnavalesques venus tout droit de Guadeloupe, de Guyane et de Martinique viennent épauler les associations locales et contribuent à chauffer l'ambiance. Toute la communauté antillaise d'Île de France semble s'être passé le mot. De 2 à 90 ans, ils sont tous là ! C'est le grand rendez-vous de l'année.
Qui dit carnaval, dit aussi une reine et un roi. Un jury placé sur une estrade au milieu du parcours est chargé de les désigner. Puis en début de soirée, les carnavaliers commencent à se disperser. Les familles rentrent chez elles tandis que les plus jeunes se dirigent vers les sounds systems installés au bois de Vincennes ou vers une des nombreuses soirées antillaises organisées ce soir là dans la capitale.
Bref, un véritable succès, d'autant que le carnaval tropical de paris est relativement jeune. Sa première édition ne remonte qu'à 2001.
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Ce week-end vient de se terminer la 17ème édition du festival de jazz de Sainte-Lucie. 10 jours de concert non-stop en plein air réunissant chaque année un public fidèle d'amateurs de jazz et de fête.
Il faut dire que le cadre est magnifique. La plupart des concerts sont donnés dans le parc national de Pigeon Island au nord de l'île. Une presqu'île autrefois fortifiée par les anglais (XVIIIème siècle) pour protéger la baie de Rodney, aujourd'hui parsemée des ruines des anciennes installations militaires. Un endroit si romantique qu'il attire tous les jeunes mariés en voyage de noce à Sainte-Lucie pour une séance photo.
L'autre grand atout du festival de jazz de Sainte-Lucie est la possibilité pour les plaisanciers de jeter l'ancre dans la baie de Rodney, à proximité de la zone de concert. Terrible de pouvoir profiter de la musique, tranquille au mouillage ! A condition bien-sûr de prendre l'annexe de temps en temps pour aller faire la fête à terre. Parce que question ambiance, les Saints-Luciens se débrouillent pas mal, et que la bière locale, la Piton, se laisse boire !
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Une petite sauce pimentée rapide à préparer très utilisée aux Antilles pour relever le goût des aliments grillés au barbecue (viande, poisson, langouste ...). Les ingrédients sont faciles à trouver et en 10 minutes c'est prêt !
Ingrédients :
- 1 piment
- 2 échalotes
- 1 citron
- 2 gousses d'ail
- 1 oignon
- 3 cives
- 15 cl d'huile
- 1 cuillère à café de vinaigre
- 2 cuillères à soupe d'eau chaude
- Un peu de persil, du sel et du poivre
Préparation :
Hachez les échalotes, les cives, l'oignon, le persil, l'ail et le piment dans un bol. Puis ajoutez le jus du citron, le vinaigre, l'huile et l'eau chaude, puis remuez pour émulsionner le tout.
Le Jardin de Balata fait partie des lieux dans lesquels on aimerait revenir. Le temps y paraît suspendu, le calme et la plénitude que l’on ressent dans cet endroit harmonieux en font un petit coin de paradis et certainement un havre de paix dans cette partie septentrionale de la Martinique dévolue plus généralement à la frénésie tropicale. Là, point de dense végétation, la forêt tropicale a cédé le pas devant les exploits d’un botaniste qui a su créer un jardin hors du temps. Rien ne laissait présager qu’un jardin d’exception allait être installé au-dessus de Fort-de-France et à proximité des pitons du Carbet sur la légendaire et sinueuse route de la Trace. Jean-François Thozé a réussi ce tour de force avec la création du Jardin de Balata inauguré en 1986. Avant d’être un jardin botanique qui réunit une collection de 3000 espèces végétales dont 200 sont répertoriées sur un papier à l’adresse du visiteur, il semble que Jean-François Thozé a voulu en faire un endroit magique conçu pour le plaisir des yeux sans oublier le repos du voyageur.
Une halte reposante. La maison héritée de la grand-mère marque l’entrée. Exemple d’équilibre et de justesse dans la décoration qui joue sur le simple contraste entre le blanc des murs et l’ébène noir des meubles, elle préfigure le sentiment d’harmonie qui règne dans ces lieux. Archétype remarquable de la grand’ case, elle est entourée d’une galerie qui s’ouvre sur une véranda et le jardin. Avant de pénétrer dans le site proprement dit, arrêtez-vous un instant sur le va-et-vient des colibris qui viennent se pencher sur les abreuvoirs suspendus à leur intention. Vous remarquerez leur particularité : les colibris restent sur place alors que leurs ailes battent à une vitesse hallucinante. L’arrière de cette belle maison se termine par la perspective sur le parc avec des vues sur les pitons du Carbet. Dans un décor somptueux, tout un itinéraire aux voies onduleuses serties de dalles, de petites pentes en forme d’escaliers, vous conduit au travers de la palmeraie, de plans d’eaux majestueux jusqu’à la bambouseraie. Le calme des plans d’eaux, la simple beauté des nénuphars, l’agrément et l’élégance des allées qui forment le circuit créent un sentiment de paix bien agréable pour un voyageur qui parcourt les tropiques. Deux heures d’escapade ou de haltes à l’abri des jolies petites cabanes qui parsèment le parcours ne sont pas de trop pour profiter pleinement de la magie des lieux.
Une collection remarquable de plantes et de fleurs qui restituent à elle seule la réputation de la Martinique autrefois dénommé Madinina autrement dit l’île aux fleurs. Pendant vingt ans, Jean-François Thozé, infatigable bourlingueur, a réunit toutes ces espèces venues des Caraïbes mais aussi du monde entier. Le promeneur découvre tour à tour les allées d’alpinias, de cycas, la plus belle collection de broméliacées dont les fleurs roses, vertes ou bleues se déploient jusqu’à 5 mètres de hauteur avant de descendre vers les bassins entourés de palmiers royaux où le regard se pose sur les jacinthes d’eau, les lotus aux couleurs fuchsia, bleue, mauve, blanche et le balai des insectes qui viennent y butiner. A noter la présence d’un figuier étrangleur qui cache un cocotier mais aussi d’un fromager parmi les nombreux arbres dont ceux de la bambouseraie, issus de la seule touffe du plus grand bambou du monde, et les fougères arborescentes. Ce spectacle au milieu des pitons du Carbet permet de se familiariser également avec les fleurs telles qu’hibiscus, orchidées, roses de porcelaine, balisiers, anthuriums. Le créateur du Jardin de Balata a également conçu un autre jardin botanique qui se trouve sur la route de Saint-Pierre : l’habitation Anse Latouche.